Le Tarn n'échappe pas aux disparités locales de l'emploi. Entre les bassins industriels et les villages ruraux, les écarts sont marqués. Notre classement met en lumière quinze communes tarnaises où le taux de chômage reste remarquablement bas, parfois trois fois inférieur à la moyenne nationale. En tête, deux villages plafonnent à 1,7 % seulement.
Moulin-Mage et Puéchoursi en tête
Ex aequo à 1,7 %, Moulin-Mage (304 habitants) et Puéchoursi (109 habitants) ouvrent le classement. Ces deux communes rurales, très différentes par leur géographie (l'une dans les Monts de Lacaune, l'autre au sud du département), partagent un point commun : une population active réduite, largement tournée vers l'agriculture, l'artisanat ou l'emploi transfrontalier vers les bassins voisins.
Bertre suit de très près avec 1,9 % pour 108 habitants. Trois villages, trois taux sous la barre des 2 %, un fait rare à cette échelle.

Le top 5 sous les 2,5 %
Derrière ce trio, Loubers (94 habitants) affiche 2,1 % et Broze (106 habitants) clôt le top 5 à 2,3 %. On note ici une constante : ce sont des communes de moins de 310 habitants. Dans ces micro-territoires, quelques actifs sans emploi suffisent à faire bouger fortement le taux, mais le résultat reste flatteur.
Classement des villes avec le moins de chômage dans le Tarn
| Rang | Commune | Taux de chômage | Habitants |
|---|---|---|---|
| 1 | Moulin-Mage | 1,7 % | 304 |
| 2 | Puéchoursi | 1,7 % | 109 |
| 3 | Bertre | 1,9 % | 108 |
| 4 | Loubers | 2,1 % | 94 |
| 5 | Broze | 2,3 % | 106 |
| 6 | Lacapelle-Pinet | 3,1 % | 69 |
| 7 | Viviers-lès-Lavaur | 3,2 % | 265 |
| 8 | Montcabrier | 3,3 % | 315 |
| 9 | Carbes | 3,5 % | 241 |
| 10 | Saint-Germier | 3,7 % | 156 |
| 11 | Castanet | 4,0 % | 199 |
| 12 | Jonquières | 4,0 % | 443 |
| 13 | Saint-Jean-de-Vals | 4,3 % | 84 |
| 14 | Fénols | 4,4 % | 247 |
| 15 | Assac | 4,4 % | 151 |
Des chiffres liés à la taille des communes
Un constat saute aux yeux : dans ce classement, aucune commune ne dépasse 443 habitants. La plus peuplée du top 15 est Jonquières (443 habitants) avec 4,0 %. La plus petite, Lacapelle-Pinet, ne compte que 69 habitants pour un taux de 3,1 %. Dans ces villages, la population active se compte parfois sur les doigts de plusieurs mains, ce qui peut expliquer des taux très bas mais aussi une certaine volatilité statistique.
Autre enseignement : les écarts internes au classement restent contenus. Entre la première position (1,7 %) et la quinzième (4,4 %), on observe seulement 2,7 points d'écart. À titre de comparaison, on trouve dans le Tarn des communes bien au-delà de 15 % de chômage. Le contraste territorial est donc réel.
Focus sur le milieu de tableau
Entre 3 et 4 %, on trouve un groupe de communes légèrement plus peuplées. Viviers-lès-Lavaur (265 hab., 3,2 %) et Montcabrier (315 hab., 3,3 %) bénéficient probablement de leur proximité avec l'axe Toulouse-Castres, propice à l'emploi pendulaire. Carbes (241 hab.) affiche 3,5 %, et Saint-Germier boucle ce peloton à 3,7 %.
Le seuil des 4 % est franchi par Castanet et Jonquières, tandis que Fénols et Assac ferment la marche à 4,4 %, un chiffre qui reste très inférieur à la moyenne départementale.
Ce que révèle ce palmarès
Le Tarn rural s'en sort remarquablement sur le front de l'emploi, surtout dans ses plus petits villages. La combinaison entre activité agricole persistante, artisanat local et navettes domicile-travail vers les pôles voisins (Albi, Castres, Gaillac, Toulouse) crée un tissu résilient. À l'inverse, les bassins urbains, plus exposés aux mutations industrielles, connaissent des taux plus élevés.
Source : INSEE, recensement de la population, données de chômage au sens du recensement (dernier millésime disponible).
Méthodologie : ce classement porte sur le périmètre « Tarn ». Données : INSEE.